BOOSTER #3

MAXIME COZIC

Après Victor Remere en 2016, et Pom Bouvier B en 2017, respectivement dans le domaine des arts plastiques et de la musique, Maxime Cozic, jeune danseur professionnel, est devenu le troisième artiste à bénéficier du BOOSTER du Port Des Créateurs. Sélectionné parmi plus d’une vingtaine de candidatures reçues suite à un appel à projet national, c’est donc un jeune Pradétan qui a été choisi pour entrer en résidence Place Des Savonnières.

EMPRISE

 

S’il avait déjà acquis une certaine expérience au sein de diverses compagnies depuis 2015, il n’avait encore jamais franchi le pas de l’écriture d’un solo ; c’est désormais chose faite avec la première partie d’Emprise, composée en deux mois d’un rigoureux travail d’expérimentation, de recherche de mouvements, de technique, de prise d’espace. A l’occasion de cette création, les thématiques liées « l’être complexé » sont explorées, « ce qui, à priori, nous empêcherait de danser », avant d’être converties en une matière chorégraphique riche et touchante.

Pour donner vie à ses idées, Maxime Cozic a été accompagné par une chorégraphe reconnue, Régine Chopinot, artiste associée au Port Des Créateurs. Une rencontre cruciale : « On a des professeurs dans la vie, et là, j’ai vraiment rencontré un maître en la matière ». La complémentarité de ces deux personnalités est évidente, et très vite fructueuse : « Elle m’apporte vraiment un regard qui change le mien. Il y a des moments où j’ai pu me perdre dans une représentation de ce que je voulais, et elle m’a forcé à me recentrer sur l’essentiel, à me recadrer, chose que je n’aurais peut-être pas fait tout seul, parce que je n’ai pas l’expérience. C’est quelque chose qui nécessite de la maturité, et elle m’apporte ça. Donc, ça change tout. »

Porté par les compositions du musicien Jimmy Febvay, un mouvement est né, dont la douceur fragile et précieuse se trouve parfois menacée par quelque passion fulgurante. Maxime s’affranchit de toute pesanteur : mêlant les registres hip-hop et contemporain avec la conviction qui lui est propre, il crée un univers très personnel où les dimensions se renversent, où ciel et terre se confrontent comme pour mieux se confondre.

Ces deux mois de travail se sont achevés par une représentation, le vendredi 19 octobre, qui a attiré près de 140 spectateurs, parmi lesquels Hélène Audibert, adjointe à la Rénovation urbaine et présidente de la Commission culture du Var, Valérie Mondone, adjointe à la jeunesse, Patrick Valverde, président du Port Des Créateurs, Régis Laugier, directeur adjoint du conservatoire TPM, ou encore François Veillon, directeur du Télégraphe. Le public, ému, a unanimement salué l’excellence de la création de Maxime Cozic.



Emprise – 1ère partie du solo de Maxime Cozic travaillé lors de sa résidence de deux mois à Toulon, au Port Des Créateurs. 

Sur une musique de Jimmy Febvay
Avec le mentorat de Régine Chopinot

Crédit photo Moïse De Giovanni

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